Date de parution : 11 février 2016

  Editions : CreateSpace Independent Publishing Platform

  Nombre de pages : 264

  Prix : 12.65€

 

 

Présentation de l'éditeur

"A vingt-quatre ans, Sydney est un graphiste renommé qui vit comme un ermite, reclus dans son appartement à Poughkeepsie avec son doudou, Burton. Sa phobie du monde extérieur et de ceux qui le peuplent l'a poussé à se retrancher à l'intérieur de lui-même, loin des autres. Jusqu'à son métier qui oblige à faire appel aux services de l'imprimeur du coin, Thayne Adams. Ce dernier est quant à lui déterminé à faire sortir Sydney de sa coquille, à lui montrer tout ce qu'il a à gagner en cessant de s'enfermer. Un événement inattendu va les amener à se rapprocher tous les deux, à ouvrir les yeux, et à faire chacun quelques pas vers l'autre, pour finir par se rencontrer à mi-chemin. Ensemble, ils vont redéfinir les contours de la relation qui les unit depuis le début sans qu'ils le sachent vraiment... Mais Sydney sera-t-il assez fort pour surmonter ses appréhensions et se libérer ? Ou renoncera-t-il à la chance de conquérir Thayne par peur ? Deux hommes. Un doudou. Une histoire pas comme les autres...

 

Mon avis

J'ai été tout de suite très attirée par la couverture et le titre du livre, c'est pour cela que j'ai décidé de le lire. Parfois, j'aime bien ne pas lire le résumé avant de me lancer dans ma lecture et c'est ce que j'ai fait. C'est un livre qui parle d'homosexualité mais avant ça d'amour, d'humanité, d'épreuves de la vie. Il m'a beaucoup touché même si ce n'est pas le genre de lecture que j'ai habituellement. Je pense qu'il faut toujours découvrir même si à la base ce n'est pas quelque chose qu'on lirait. Il faut rester ouvert d'esprit.

Ce livre auto-publié a été une véritable surprise. Le personnage de Sydney est très attachant. Il a 24 ans, a un doudou. J'ai envie de dire et alors? Sydney m'a beaucoup touché notamment par rapport aux épreuves qu'il a connu, les moqueries sur sa sexualité, son doudou mais pas que... Au début de ma lecture, j'ai cru que le thème allait être l'agoraphobie et pourtant non. Si Sydney en est arrivé à ne quasiment plus sortir de chez lui, il y a des raisons. Son histoire est poignante et on comprend très bien pourquoi il reste enfermé avec les humiliations dont il a été victime. Des fois en restant enfermé on se protège du monde extérieur qui peut parfois être si méchant.

Cependant, il ne se laisse pas aller puisqu'il travaille, il est graphique. Il créé des couvertures de livres, des flyers et d'autres choses encore. Il est très créatif. Comme il sort très peu, il ne voit quasiment personne à part son assistante qui vient le voir chaque semaine. Il a également son meilleur ami mais qui est loin. Le reste du temps, il n'a que son doudou, qui est là depuis son plus jeune âge. Seul confident, seul ami pour lui qui ne laissera seul. Pourtant, au retour d'un voyage, son assistante l'a embarqué avec d'autres vêtements sans avoir conscience de l'importance de Burton pour le donner à l'église.

Le doudou se perd car il a été vendu lors d'une vente de charité. Sydney se retrouve seul, perdu, angoissé, au bord de la crise de nerfs. Son ami a disparu et il accuse le coup, il a du mal à affronter cette perte. C'est pour cela qu'il fait son maximum pour le retrouver et va jusqu'à aller des affiches avec l'aide de l'imprimeur, Thayne. Les deux hommes se rapprochent petit à petit. Il se noue une véritable relation entre eux. Hier, ils ne se parlaient que pour des raisons professionnelles et maintenant ils échangent. Je vous laisse découvrir jusqu'où cela ira. Sydney retrouvera-t-il son doudou?

Je pense que ce livre peut déclencher plusieurs prises de consciences. Déjà, par rapport à la stigmatisation dont bon nombre de personnes sont victimes chaque jour et la souffrance que cela engendre. Qui est-on pour juger quelqu'un ? Qui est-on pour juger de la sexualité des autres ? Ou encore de la personnalité ? L'homosexualité est encore un sujet tabou mais le principal est d'être heureux non ? J'ai du mal à comprendre toute cette haine qu'ont certaines personne par rapport à ce sujet. Finalement, on est dans un pays libre, du moins on est censé l'être. Alors pourquoi aller s'occuper de la vie des autres et la juger ? J'en suis arrivé à la conclusion que c'est parce-qu'est malheureux soi-même et qu'il faudrait mieux consacré cette énergie ailleurs.